Bienvenue à Républiland
Jean Misha · satire présidentielle · 134 BPM · élection présidentielle 2027
« La République danse en panique »
« Bienvenue à Républiland » est la fable électorale de Jean Misha : un parc d'attractions où la France tourne en rond pendant que la campagne présidentielle 2027 s'emballe. Marianne va chez le psy, la liberté vend des parfums, la fraternité veut devenir influenceuse — la satire cogne à 134 BPM sur l'état de la République.
À l'approche du premier tour des élections France 2027 (dimanche 11 avril), le morceau transforme la présidentielle en saison finale d'une vieille série nationale : « même décor, nouveaux costumes ». Une chanson politique française qui rit de la chute pour mieux inventer une nouvelle lutte — « on construit des soleils quand on traverse l'hiver ».
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Paroles · Bienvenue à Républiland
[Intro]
(Depuis tout ce temps, on nourrit des pigeons blancs dans des cages transparentes)
Ouais…
(La roue tourne encore, mais personne sait qui tient la manivelle)
[Couplet 1]
J'suis né dans un musée vivant, sous un plafond qui fuit l'histoire
Où les portraits des anciens présidents font des selfies dans le noir
On m'a vendu des ascenseurs qui montaient direct vers la lune
Mais le bouton était décoratif, fabriqué pour vendre la brume
J'ai vu Marianne chez le psy, raconter ses cauchemars étranges
Elle disait « mes enfants se disputent pour repeindre les mêmes anges »
La liberté vend des parfums dans les boutiques de l'aéroport
L'égalité dort en jogging devant un coffre rempli d'or
La fraternité fait des stories, elle veut devenir influenceuse
Elle vend des formations miracle : « deviens heureux en douze leçons douteuses »
Les philosophes sont en NFT, les penseurs font des placements
Même Socrate aurait un podcast sponsorisé par des compléments
Le coq français chante à midi parce qu'il a perdu son réveil
Il croit encore lever le soleil alors qu'il suit une vieille merveille
Les pigeons jouent aux échecs contre les caméras de surveillance
Et le fou gagne la partie parce qu'il ignore les évidences
Les robots écrivent des poèmes, les humains copient les machines
Orwell demande un remboursement : « même moi j'avais pas cette ligne »
J'ai demandé la sortie au clown chargé de tenir la porte
Il m'a répondu : « elle existe, mais personne ne veut qu'on l'emporte »
[Refrain]
La République danse en panique
Depuis tout ce temps, les fantômes du passé reviennent en holographique
Comme une envie d'changer de galaxie
Mais même sur Mars on construirait un bureau administratif
J'ai plus besoin de promesses magnifiques
Petit je croyais que les adultes savaient piloter le Titanic
La République danse en panique
[Couplet 2]
(Pourquoi tu souris comme ça, ouais ?)
J'ai discuté avec le futur, il était bloqué dans l'ascenseur
Il m'a dit « j'arrive bientôt frérot, mais j'ai perdu le contrôleur »
Le progrès porte des lunettes noires pour cacher ses insomnies
Il promet des lendemains meilleurs depuis une chaise mal finie
Les débats ressemblent à Top Chef, chacun cuisine sa vérité
Le peuple goûte le plat final en demandant qui l'a préparé
L'histoire joue à la console, elle recommence les missions
Même niveau, nouveaux personnages, juste meilleure résolution
Les empires font des régimes avant leurs grandes disparitions
Ils disent « cette fois c'est différent » avec la même intonation
J'ai vu César faire du Uber, Napoléon vendre des formations
Louis XIV chercher des likes depuis la glace de son salon
Molière écrit des sketchs sur les plateaux du dimanche soir
Pendant que Voltaire tweete trop vite et se fait bannir dans le noir
J'ai du QI mais j'ai du mal à, franchement ouais j'ai du mal à
Voir les dinosaures rire devant la météorite qui arrive là
Même les Mayas dans leur tombe disent « les gars, recommencez pas »
L'humanité refait toujours le film mais oublie la fin du cinéma
[Refrain 2]
La République danse en panique
Les rêves sont en promotion dans un vieux centre commercial vide
Comme une envie de fermer le livre
Mais j'veux connaître le dernier chapitre avant que l'encre dérive
La République danse en panique…
[Couplet 3 — Élections 2027]
Bienvenue saison finale, nouvelle série nationale
Même décor, nouveaux costumes, bande-annonce phénoménale
Les candidats montent sur scène comme des joueurs de télé-crochet
La France tient la télécommande mais les piles sont fatiguées
Juillet arrive en limousine avec un sourire mystérieux
Le calendrier fait du suspense comme un vieux film ambitieux
Les bracelets deviennent des symboles, les symboles deviennent des marques
Les idées voyagent plus vite que les bateaux de Jeanne d'Arc
Le peuple cherche un pilote dans un avion automatique
Le GPS dit « destination inconnue mais trajet historique »
Les sondages lisent dans le marc de café numérique
Pendant que les algorithmes préparent la météo politique
J'ai vu Marianne danser seule sous la Tour Eiffel éteinte
Elle riait : « ça fait deux siècles qu'ils annoncent ma dernière plainte »
Elle remet son rouge à lèvres, reprend un verre avec l'Histoire
Et dit : « à demain les enfants, même chaos, nouvel espoir »
[Pont]
Des clowns sérieux, des fous lucides
Des vérités cachées dans des boîtes vides
Chaque génération croit changer le jeu
Puis découvre qu'elle ressemble aux vieux
[Refrain final]
La République danse en panique
Depuis tout ce temps, le monde entier regarde ce vieux film tragique
Comme une envie de rire de la chute
Car même dans le chaos l'humain invente une nouvelle lutte
J'ai plus besoin de chercher la lumière
J'ai compris qu'on construit des soleils quand on traverse l'hiver
La République danse en panique…
[Outro parlé]
(Et si la France était pas un pays fatigué…
Mais juste un vieux théâtre où les acteurs refusent de quitter la scène.)
Les autres morceaux
Bienvenue à Républiland — Jean Misha · « Chose publique » · Élections France 2027.
Œuvre incubée dans l'écosystème Toutcréer .