Nuit blanche
Jean Misha · trap noir · cinéma fr · 90 BPM · élection présidentielle 2027
« la vie qu'on mène me rend cynique »
« Nuit blanche » avance en trap noir et cinématographique : une génération qui a « pris des coups violents, à douter des gens brillants ». Jean Misha filme une France insomniaque, entre Orwell et Black Mirror, où « la vie qu'on mène me rend cynique ».
Sur fond de présidentielle 2027 — deepfakes, pop-ups fake, rumeurs que personne ne signe — le morceau oscille entre lucidité et fuite : « y'a plus rien qui m'retient, donc j'fous l'camp », et pourtant « regarde derrière, frérot t'sens la poussière ».
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Paroles · Nuit blanche
[Intro]
(Depuis tout ce temps, on a pris des coups violents, à douter des gens brillants)
[Couplet 1]
J'crois bien qu'j'ai ça dans les veines, brut comme un gamin d'la Seine
On me décrit comme spécimen, forgé dans la mise en scène
Viens pas m'parler d'discipline, on a poncé la doctrine
Lourd comme un diesel plein, ou Zizou face aux Italiens
Ouais la nuit c'est un rêve d'ébène, ça brille tant qu'le crime ramène
Ici la paix c'est qu'un mème, le fond d'l'air est ibère, obscène
Y'a des vrais, des faux, des malins, debout quand t'entends les sirènes
Mais les gars du coin s'enchaînent, les larmes, les peines, les rengaines
L'amour de Bonnie and Clyde, c'est mort avant l'épisode
Quand la haine se vide sur l'faïence, dehors c'est l'monde de Goya
Ne crois personne mon soldat, l'ami d'hier t'effacera
Ton prénom finit sur la liste, et le destin signera
Ça parle d'cash, de transfert, d'vans qui partent sans phare
Et de tout planquer dans l'coffre d'un RS7 noir
Du bluff dans les paintball, les nerfs sous Red Bull
Suffit d'un mot pour qu'ça fonce au mur comme Ken Block sous Red Bull
Ma face dans chaque deepfake, j'envoie des pop-ups fake
Entre Orwell et Black Mirror, j'sais plus dans quel siècle j'suis né
[Refrain]
La vie qu'on mène me rend cynique
Depuis tout ce temps, on a pris des coups violents, à douter des gens brillants
Comme une envie d'changer d'continent
Y'a plus rien qui m'retient, ni les chaînes, ni les saints, donc j'fous l'camp
J'ai plus besoin d'love, car il m'épuise
Dire qu'minot j'croyais qu'un beau billet suffirait à calmer le temps
La vie qu'on mène me rend cynique
[Couplet 2]
(Pourquoi tu rêves comme ça, ouais)
Moi j'ai grillé trop d'semaines blanches, à douter d'la bienveillance
Que le diable m'a soufflée dans sa langue, pour qu'on s'y penche
Y'a pas d'ange ni d'providence, apprends à survivre sans
Parce que plus t'ouvres ton cœur, plus tu deviens transparent
La vie c'est pas la PlayStation, t'as qu'une chance pour ton édition
Passe deux soirs dans ma zone, tu verras l'réel sans fiction
Quand la faim devient viscérale, on oublie l'moral et l'rituel
Et les combats d'aujourd'hui r'ssemblent trop à ceux d'hier
Regarde derrière, regarde derrière, frérot t'sens la poussière
Et t'auras la même lumière, qu'celle d'ton ancien cimetière
Pas d'frein, pas d'pause, pas d'plaisir, soit tu gagnes, soit tu t'fais salir
J'ai du génie et j'ai du mal à, ouais souvent j'ai du mal à
Me dire qu'tout s'effacera comme les Incas du Guatemala
Et l'amour de Simba et Nala, aujourd'hui c'est plus qu'un gala
L'enfance qu'on a vu s'enfuir, c'était notre seul Nirvana
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Nuit blanche — Jean Misha · « Chose publique » · Élections France 2027.
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